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Eco
Une économie
agile et réactive
Les pays émergents, et notamment les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et
AfriqueduSud),ontvuleurcroissanceralentirenfind’annéetandisquelespays
développés retrouvaient de leur entrain.
La zone euro connait une croissancemodérée. La baisse des cours du pétrole a
profitéauxentreprisesetlepouvoird’achatdesménagesalégèrementaugmenté
auprofit de la consommation (Allemagne, Espagne,…). Demême, l’investisse-
ment des entreprises est reparti à la hausse. En France cependant, la croissance
est restée faible.
Les taux de chômage demeurent élevés dans plusieurs pays développés, notam-
ment dans la zone euro.
Dans ce contexte, les résultats de l’économie monégasque en 2014 sont, une
nouvelle fois, à considérer à part.
LePIBmonégasquepourl’année2014s’élèveà5,32milliardsd’euroscontre4,94
milliards en 2013. Il enregistre une croissance de +7,2% en volume (correction
faite de l’inflation – cf. tableau 1).
Après le tassement constaté en 2009, le PIB poursuit sa croissance et dépasse
pour la première fois le seuil des 5milliards à 5,32milliards d’euros.
Toutes les composantes du PIB, hormis les subventions, ont participé positive-
ment au résultat (cf. tableau 2).
Commeen2013,c’estl’ExcédentBrutd’Exploitation(EBE)desentreprisesqui
connaît la plus forte progression. En net recul en 2009, suite à la crise financière
internationale,iln’aretrouvésonniveaud’avantcrisequ’en2013.Ilconnaîtdepuis
deuxansuneforteaugmentation(+15%en2013et+9%en2014),signequeles
entreprises ont définitivement surmonté cet épisode. Il dépasse les 2,2milliards
et représente près de 40% de la richesse créée.
La progression de l’emploi (secteur public et privé) de 2,7 % au 31 décembre
2014 et celle des salaires entraînent une croissance de +4,2 % en volume de la
masse salariale globale. Celle-ci représente la moitié du PIB ce qui signifie que
cette part correspond à la redistribution sous forme de salaires et cotisations de
la richesse annuellement créée.
Les impôts versés sur les produits ont fortement progressé (+14,2 %). Ils
contribuent à hauteur de près de 10 % à la richesse produite. Cette hausse est
principalement due aux bons résultats du secteur de l’Immobilier. En effet, la
TVA immobilière et les droits de mutations sur les transactions immobilières
ont augmentés de 53 %.
Les subventions participent négativement au résultat du PIB. Après un recul de
-6,1 % en 2013, le montant des subventions progresse de nouveau nettement
en 2014 (+10,1 %).
Lesperformanceséconomiquessectoriellesfontapparaîtredegrandesdisparités
selon l’activité (cf. tableau 3).
Les deux secteurs économiques les plus importants de la Principauté en termes
de PIB, «Activités financières et d’assurance» et les «Activités scientifiques
et techniques, services administratifs et de soutien», représentent le tiers de la
richesse produite. Ils progressent respectivement de +8,5 % et de +0,5 %.
Lesecteurdel’immobilier,commeen2013,estportéàlafoisparlaventedebiens
d’exception et par la commercialisation de programmes immobiliers (Monte
Carlo View, Tour Odéon, etc…). Ces résultats sont cohérents avec l’augmen-
tation du nombre de transactions et surtout dumontant de ces transactions (+
63 %) observé en 2014.
Le secteur de l’industrie, qui comprend à Monaco la fourniture d’énergie mais
aussi l’Artisanat, connaît des difficultés depuis 2012 (baisse de 10 % du chiffre
d’affaires et de 2 % de l’emploi en 2014). En 2013, le PIB industriel progressait
fortement (+21 %) contrairement à l’emploi et au chiffre d’affaires. Ce résultat
provenaitdedeuxphénomènesexceptionnelsquimasquaientlaréalitédusecteur.
Malgré une forte baisse de son chiffre d’affaires (- 27 %), le Commerce de
gros connait une croissance de 16 % de son PIB sectoriel, essentiellement
due à la progression de l’EBE des Intermédiaires du commerce en machines,
équipements industriels, navires et avions, des Intermédiaires spécialisés dans le
commerce d'autres produits spécifiques et du Commerce de gros (commerce
interentreprises) de produits pharmaceutiques.
Le PIB par salarié s’élève à 98 562 euros. Il augmente de +4,3 % en volume.
Cette croissance plus faible que celle du PIB s’explique par l’augmentation de la
population de référence (+2,7 %).(cf. tableau 4).
L’observation de l’évolution et de la structure du PIB depuis 2005, montre que
l’économiemonégasquesecaractériseparunegrandeagilitéetuneforteréactivité.
La crise de fin 2008 n’a pas affecté l’emploi mais a impacté l’EBEdes entreprises
(Figure1)quil’ontdepuisreconstituéetsonniveaude2014estsupérieuràcelui
d’avant crise (figure 2).
En 2014, l’économie mondiale a continué de progresser à un rythme modéré, estimé à 2,5 %.
0
-500
50
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
1000
1500
2000
2500
figure 1 :
Évolution du PIB par composante depuis 2005 /
Evolution of GDP per component since 2005
Rémunérations des salariés /
Remuneration of employees
EBE /
GOS
Impôts /
Taxes
Subventions /
Subsidies